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by Charalambos Pissouros

Perspectives hebdomadaires: 10 février - 14 février: Le Virus reste sous les projecteurs, Powell speech, la RBNZ et la Riksbank se rencontrent

La semaine dernière, les investisseurs ont gardé les yeux rivés sur les mesures entourant le coronavirus, d’autant que la chine a pris des mesures économiques offrant un certain soulagement. Cependant, le virus continue sa propagation à un rythme exponentiel, ce qui ne rassure pas les investisseurs en général. Mardi et mercredi, le président de la Fed Powell présente son discours semestriel devant le Congrès, la RBNZ et la Riksbank doivent se prononcer sur le taux d’intérêt. Notre attention se portera aussi sur les chiffres des IPC américains et les ventes au détail pour leurs rôles majeurs.

Lundi très peu de données économiques. Les seuls à mentionner sont les IPC de la Norvège, qui sortent meilleurs que les dernières, ainsi que les nouvelles constructions au Canada du mois de janvier ainsi que le nombre de permis de construire du mois de décembre.

Il est vrai que ces informations sont importantes et qu’elles peuvent impacter le marché, toutefois il est probable que ce soit minime et que cette journée soit plutôt calme car l’info la plus importante reste la propagation du coronavirus. Il est vrai que la semaine dernière les bourses se sont plutôt bien comportées en raison de l’espoir que les mesures politiques de la Chine pourraient contenir les effets du virus qui se propage rapidement. Cependant, ce n’est pas encore le cas. Avec un taux de mortalité supérieur que le SRAS a fait dans le monde en 2002/03, les investisseurs pourraient avoir perdu leur confiance dans les politiques de la Chine et se verraient obligés de se mettre en mode de risque-off, vendant leurs actifs à risque à la recherche d’un abri dans des valeurs refuges. Pour mémoire, le nombre de morts a bondi à 910, tandis que le nombre total de cas confirmés dans le monde est passé à 40536.

Coronavirus death toll and cases

Nous sommes d’avis que si le virus continue de se propager à un rythme exponentiel, les données entrantes pourraient commencer à révéler que l’impact économique est plus important et peut durer plus longtemps qu’on ne le croyait initialement. Beaucoup pensent que l’économie chinoise sera impactée au cours du premier trimestre de l’année, mais sans signes concrets que le virus pourrait être arrêté bientôt, les stigmates économiques pourraient bien se faire sentir au deuxième trimestre aussi. Il convient donc de dire que si les mesures prises pour empêcher la propagation continue de s’avérer insuffisante, cette semaine pourrait être marquée par des séances de trading retranchées.

Mardi, le marché japonais sera fermé à l’occasion de la fête nationale. En Australie, nous recevons l’enquête NAB sur les entreprises du mois de janvier, l’indice de confiance devrait avoir rebondi de -2 à 0. Bien que l’enquête ne soit pas un moteur majeur du marché, compte tenu de l’accent mis par la RBA sur le marché du travail, nous porterons une attention particulière à l’indice des coûts du travail, qui a grimpé à 0,9 % d’un trimestre à l’autre pour le mois de décembre, contre 0,8 % en novembre.

Lors de sa dernière réunion, la RBA (Banque de Réserve Australienne) a décidé de maintenir les taux d’intérêt inchangés, mais la déclaration qui l’accompagnait a été moins prudente que prévu. Les responsables ont noté que les incendies et l’épidémie de coronavirus pèseront temporairement sur la croissance intérieure, et même s’ils ont réitéré qu’ils restaient prêts à s’assouplir davantage si nécessaire, ils ont souligné une fois de plus que les taux restaient intacts en raison de l’inertie variable dans la transmission de la politique monétaire. Néanmoins, il semblerait que le rôle du coronavirus et principalement sa propagation incontrôlée, impacte le marché de l’emploi australien connaissant le lien économique étroit qui existe entre les deux pays et que cela pourrait avoir un impact sur une décision de réduire les taux d’intérêt. Selon la courbe de rendement des taux de trésorerie interbancaires ASX à 30 jours, les investisseurs s’attendent actuellement à une réduction qu’ils estiment arrivée au mois d’août. Par conséquent, des données nationales relativement acceptables peuvent simplement les encourager à repousser quelque peu l’arrivée de cette échéance.

ASX 30-day interback cash rate futures yield curve

Durant la matinée européenne, le Royaume-Uni nous communiquera son PIB préliminaire pour le quatrième trimestre, les attentes sont pour le taux d’un trimestre à l’autre s’emble s’être maintenu à 0,4%, mais il aurait baissé annuellement à 0,8% de -1,1%. De plus, après la première hausse après 5 trimestres baissier, l’investissement des entreprises devrait avoir de nouveau chuté au quatrième trimestre. Plus précisément, on s’attend à une baisse de 1,3 % après une croissance de 0,5 % au troisième trimestre. Les taux de la production industrielle et manufacturière devraient avoir augmenté en décembre, mais rester dans en zone négative, tandis que le déficit commercial du pays pour le même mois devrait s’être creusé davantage.

UK GDP yoy

Lors de sa dernière rencontre, la BoE (banque d’Angleterre) a décidé de maintenir les taux inchangés, décevant ceux qui s’attendaient à une réduction des taux. Lors de cette dernière séance, selon le CME MP futures, il y avait un 45% pour une baisse de taux de 25bps. Cela dit, la déclaration avait une saveur plutôt accommodante comparée à la séance précédente, rappelez-vous la déclaration " La politique pourrait devoir renforcer la reprise attendue de la croissance du PIB britannique si les signaux plus positifs des indicateurs récents de l'activité mondiale et intérieure ne sont pas maintenus ou si les indicateurs des prix intérieurs restent relativement faibles.

Maintenant, la probabilité de baisse des taux se situe à nouveau au-dessus de 40% pour la réunion effectuée en juin dernier. Si l’on combine cette donnée du mois de juin avec la faiblesse des chiffres attendu, il est fort probable que la BoE soit pousser à intervenir plus rapidement que prévu quant à une réduction des taux. Cependant, nous pensons que les décideurs politiques mettront davantage l'accent sur les données indiquant la performance de l'économie dans l'ère postélectorale avant de décider de réduire ou de rester sur la touche. Après tout, ils ont clairement indiqué qu'ils attendraient que les données confirment les signaux positifs des indicateurs récents, l'inflation occupant la 1ère place sur la liste.

Plus tard dans la journée, les projecteurs seront tournés sur la déclaration de M. Powell, président de la Fed, devant le Congrès. Il s’exprimera devant le Comité des services financiers de la Chambre ce mardi, tandis que mercredi, il présentera son speech devant le Comité sénatorial des banques. Le message clé que nous avons reçu de la dernière réunion du FOMC était que les décideurs politiques ne sont pas à l’aise avec l’inflation constamment en dessous de leur objectif de 2%, et avec le taux de base PCE qui reste en dessous de cet objectif depuis Décembre 2018, les attentes en ce qui concerne une autre baisse des taux par la Fed sont encore bien ancrées, malgré l’amélioration des PMI de janvier et le rapport sur l’emploi de vendredi meilleur que prévu pour le mois en cours.

Fed funds futures market vs FOMC interest rate expectations

Selon les contrats à terme sur les fonds fédéraux, les investisseurs évaluent pleinement une réduction de 25 points de base à livrer en septembre. Cela aurait conforté Powell dans ses décisions comme quoi il y a peu de tolérance au sein de la Fed pour accuser une faible inflation. Néanmoins l’imprédictible événement du coronavirus pourrait le pousser à changer son fusil d’épaule reconnaissant que cela pourrait constituer un nouveau risque pour les perspectives économiques. Le dollar pourrait subir une inflexion si Powell se montrait inquiet lors de ce speech.

Si c’était le cas et tout en gardant à l’esprit que le billet vert reste une valeur refuge, nous resterons prudents avant d’y voir une nouvelle tendance baissière et considérerons avant un geste correctif si les préoccupations entourant le coronavirus s’intensifient au cours de la semaine. En effet, il est fort à parier que le dollar reprenne son rôle et dans ce cas-là, alors que l’Aussie et le Kiwi, qui ont tendance à glisser à la baisse devraient voir un rebond si les investisseurs décident d’ignorer le virus et sa propagation.

Mercredi, en début de la matinée asiatique, la RBNZ décidera de ses taux d’intérêt. Ce sera l’une des « plus grandes » réunions, où en dehors de la décision, la déclaration et le rapport, nous obtenons également l’énoncé trimestriel de politique monétaire (qui comprend des projections économiques mises à jour), ainsi qu’une conférence de presse par le gouverneur Adrian Orr.

Lors de sa réunion de novembre, la RBNZ a surpris les investisseurs, qui tablaient en grande partie sur une baisse des taux, mais ont plutôt décidé de les maintenir à 1%. Cela dit, les responsables envisage un biais d'assouplissement, affirmant qu'ils ajouteront de nouveaux stimulants à la politique monétaire si nécessaire. Ils ont également noté que l'emploi est resté autour de son niveau maximum.

RBNZ official cash rate

L’IPC de la Nouvelle-Zélande s’est accéléré à -1,9 % d’une année à l’autre, contre 1,5 %, juste en dessous du point médian que la banque se fixe entre 1% et 3 %, tandis que le taux de chômage est tombé à 4,0 %, contre 4,1 % révisé à la baisse. Il faut prendre en compte le fait que ces chiffres sur l’emploi, n’ont toutefois pas engendrer de nouveaux contrats de travail et donc pourrait avoir un impact mineur, avec un taux d’activité qui est passée de 70,40 % à 70,10 %, ce qui pourrait s’interpréter par une désinscription au chômage de la part des demandeurs plus qu’une augmentation des emplois eux-mêmes.

New Zealand CPI vs 2-year inflation expectations

Quoi qu’il en soit, notre humble point de vue est que le rapport sur l’emploi n’était pas si décevant et que combiné à une hausse notable du taux d’inflation de la nation au-dessus de la dernière projection à 1,6 %, cela pourrait permettre à la banque d’attendre un peu plus avant une décision de baisse des taux d’intérêt, ce qui pourrait entraîner un renforcement du Kiwi. Cette vision serait plus claire s’il ne fallait pas prendre en compte l’impact du virus, qui rend plus incertain le scénario proposer connaissant le partenariat privilégié de la Nouvelle Zélande avec la Chine.

Plus tard, au cours de la matinée européenne, ce sera au tour de la Riksbank de se prononcer. Lors de sa dernière réunion pour 2019, la plus ancienne banque centrale du monde avait décidé d’augmenter ses taux de 25 points de base devenant ainsi la première banque à abandonner le régime de taux négatifs. Les responsables ont également noté que le taux devrait rester à 0 % dans les années à venir, mais ont ajouté que si les perspectives économiques et inflationnistes devaient changer, la politique monétaire pourrait se voir réajustée.

Sweden CPIs inflation

Les taux de l’IPC et du FIPC pour le mois de décembre sont restés stables à 1,8 % et 1,7 % respectivement, tandis que le taux de base du FIPC, qui exclut les énergies, est passé de 1,8 % à 1,7 %. À notre avis, cela donne à penser qu’il est peu probable que nous ayons des changements majeurs, ni dans la politique ni dans le discours de la Banque. Ainsi, cela peut être l’une des réunions les moins controversées de la banque, ce qui se traduirait par peu de vagues pour la couronne Suédoise.

Comme le reste des événements de mercredi, comme nous l’avons déjà noté, le président de la Fed, Powell présentera son discours devant la commission bancaire du Sénat, tandis que le seul indicateur notable à l’ordre du jour est la production industrielle de la zone euro pour le mois de décembre. Les prévisions indiquent une baisse de -1,5% après une hausse de 0,2% en novembre. Cela ferait baisser le taux annuel à -2,3% contre -1,5%.

Jeudi, au cours de la matinée européenne, nous recevons les données préliminaires de l’inflation de l’Allemagne pour le mois de janvier, mais comme c’est généralement le cas, elles devraient confirmer leurs estimations préliminaires, à savoir que les taux de l’IPC et de l’IPCH dans la plus grande économie de la zone euro sont passés respectivement à 1,7 % et à 1,6 %, tous deux contre 1,5 %.

Nous recevons également des données sur l’IPC pour le mois de janvier des États-Unis. Le taux directeur devrait avoir encore dépassé l’objectif de 2 % fixé par la Fed. Plus précisément, il devrait avoir atteint les 2,3 % en annuel, contre 2,2 % pour le mois de décembre. Le taux de base de l’IPC devrait être lui, retombé de 2,3 % à 2,2 %. Cela dit, le taux de variation du pétrole brut WTI est tombé en zone négatif au cours du mois. Ainsi, si l’IPC de base ralentit effectivement, nous voyons le risque que l’IPC global ralentisse davantage. N’oubliez pas que la différence entre le titre et les IPC de base est basée sur les éléments volatils de l’alimentation et de l’énergie. Sur le graphique ci-dessous, vous pouvez voir comment le changement WTI annuel suit l’écart de l’IPC.

US CPIs vs yoy change in WTI

Un ralentissement des indicateurs de l’inflation de l’IPC pourrait soulever des spéculations selon lesquelles le taux de base du PCE, qui est l’indicateur d’inflation préféré de la Fed, pourrait glisser encore en dessous de l’objectif de la Fed. Ce taux s’est établi à 1,6 % en décembre et reste inférieur à l’objectif de 2 % depuis décembre 2018. Si Powell répète que la Fed n'est pas à l'aise avec une inflation persistante inférieure à 2%, la spéculation sur un nouveau ralentissement du taux PCE pourrait induire les investisseurs à croire en une baisse de la Fed, et ainsi étendre la correction potentielle du dollar.

US CPIs vs core PCE yoy inflation

Vendredi, lors de la matinée européenne, nous obtenons la deuxième estimation du PIB de la zone euro pour le quatrième trimestre. Comme c’est souvent le cas, il s’agit plutôt d’une confirmation, que la zone euro a ralenti à 0,1% au quatrième trimestre contre -0,2% au troisième trimestre.

Note: traduit de l'anglais

Plus tard dans la journée, aux États-Unis, nous recevons les ventes au détail du mois de janvier. Les ventes phares devraient avoir augmenté de 0,3% par rapport à décembre, tandis que les ventes de base devraient ralentir à + 0,3% à + 0,7%. De plus, la production industrielle et manufacturière du mois devrait avoir baissé de -0,2%. Une nouvelle série de données moins importantes aux États-Unis ajoutera plus de crédibilité à l'idée que les investisseurs annoncent le moment où ils s'attendent à une nouvelle baisse de la Fed et, par conséquent, soutiennent les arguments en faveur d'une correction du billet vert, qui a été le principal gagnant de la semaine dernière. L'indice préliminaire de sentiment des consommateurs UoM ( United States Michigan Consumer Sentiment) pour février sort également et la prévision prévoit une légère baisse de 99,8 à 99,3.

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